Thu. Jun 13th, 2024

Le 28 septembre marque la journée internationale pour le droit à l’avortement . En cette date où ces droits sont remis en cause dans certaine partie du monde entier . L’avortement est interdit par la loi haïtienne et les femmes haïtiennes se donnent à fond pour que ce droit ne soit plus interdit dans le pays , selon elles, ce droit revient à toutes les femmes du monde entier. Par ailleurs, plusieurs organisations féministes ont marché dans les rues de Port-au-Prince à l’occasion de la journée mondiale pour le droit à « l’avortement» . Cette marche entretenue par ces organisations féministes rentre dans le cadre d’une sorte de sensibilisation à l’égard des autorités haïtiennes à maintenir le droit à l’avortement pour les femmes haïtiennes « Jete Pitit» , « l’avortement doit être légal et accessible aux femmes » , telle est la déclaration forte de ces femmes haïtiennes qui marchaient pour le respect des droits . Elles ont aussi demandé aux législateurs d’enlever l’article 262 du code pénal haïtien ,déclarant clairement qu’ « aucune Femme n’a le droit d’avorter en Haïti » Lire aussi : Que dit la loi haïtienne sur l’avortement ? Comme cela a déjà été souligné précédemment, l’avortement est un acte illégal en Haïti , un crime passible de prison à perpétuité . Interdit par la religion et mal vu du point de vue social et culturel. C’est ainsi que l’avortement« Jete pitit » est strictement interdit par la loi haïtienne suivant la disposition de l’article 262 du code pénal haïtien « Quiconque, par aliments , breuvages,médicaments, violences ou par tout autre moyen , aura procuré à l’avortement d’une femme enceinte , soit qu’elle y ait consenti ou non , sera puni de la réclusion » . Lire aussi : L’avorter est un crime en Haïti . Les Femmes en paient les frais . Plusieurs personnalités ne mâchent pas leur mot pour demander à l’État haïtien d’accorder ce droit aux femmes haïtiennes . « le fait de pénaliser les femmes parce qu’elles se font avorter en raison d’une grossesse prématurée, est une violation des droits des femmes », Estime Marie Registre, militante féministe. «À cause de cette pénalisation, les femmes haïtiennes recourent à des méthodes de santé traditionnelle d’avortement qui provoquent des dégâts préjudiciables sur leur vie et leur santé, ce qui est inadmissible conformément aux droits des citoyens » avance-t-elle tout en dénonçant cette violation des droits des femmes . Lire aussi : L’IVG où en est-elle dans le monde en 2023 ? Selon un article paru dans les colonnes du magazine @Focus2030, le 8 mars dernier. Le droit à l’avortement est officiellement autorisé sur demande dans 75 pays et dans 13 pays pour des raisons liées à leur réalité socio-économique. Cependant ces chiffres relatés par le magazine ont des nuances. Par exemple : dans certains états fédéraux , comme Aux États – Unis et en Australie , les lois varient d’une région administrative du pays à une autre. Certaines variations existent également concernant les durées de la gestation : la majorité des pays exige l’avortement jusqu’à 12 semaines de grossesse , cependant ce délai peut-être plus long ( Au Royaume- Uni , est de 24 semaines au Max) . Pour plus de précisions, l’avortement est autorisé dans 49 pays pour des raisons de santé et dans 41 pays pour sauver la vie de la mère et est strictement interdit dans 24 pays . Dans cet article, il est précisé que l’Organisation mondiale de la Santé ( OMS) estime à 39 0000 femmes qui meurent chaque année dans le monde à cause de l’avortement non-sécurisé . Le droit à l’avortement reste encore un sujet politique et controversé dans certains pays du monde comme, Haiti où il est illégal malgré les médecins le font de façon clandestine . Les femmes haïtiennes réclament leur droit d’avorter .Le code pénal haïtien reste sur la corde raide . Par RtmSmedia

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